Browse Author

Malik Kahli

3 nouveaux jeux d’écriture pour améliorer vos talents d’auteur

Bonjour,

Dans un article précédent, je vous avais présenté 3 jeux d’écriture. Je vous avais parlé du logo-rallye, de la pensée arborescente et je vous avais proposé d’écrire une lettre en rimes. Ces jeux sont un excellent moyen de s’exercer de façon ludique à l’écriture. Ils permettent aussi de travailler la créativité, l’imagination, et la syntaxe. Cela offre aussi la possibilité de se lâcher complètement et d’aller explorer des styles, des idées auxquelles on n’aurait pensé autrement.

Il n’y a donc que des avantages à pratiquer ce genre d’exercices.

J’ai donc choisi de vous proposer à nouveau quelques autres types de jeux d’écriture sur lesquels vous pouvez également vous exercer.

Découvrons-les sans plus attendre.

Les acrostiches :

Ce jeu est assez simple. Il allie contrainte et imagination. A partir d’un mot, vous devez faire correspondre une phrase à chaque lettre. La phrase doit aussi se rapporter au mot que vous avez décomposé. Ce jeu est souvent utilisé comme brise-glace pour faire connaissance en milieu professionnel, dans l’animation…

Je trouve qu’il se prête bien aussi à un jeu d’écriture afin de faire travailler la gymnastique cérébrale nécessaire à la création de récits.

Exemple : Abricot

A, c’est l’Amour du jardinier qui a pris soin de ses fruits.

B, c’est son côté Bon pour la santé car il améliore la digestion.

R, c’est la richesse en fibres qu’il contient.

I, c’est l’Ivresse provoquée par sa fermentation.

C, c’est la Couleur de l’été.

O, c’est l’Ombre sous laquelle son arbre nous abrite pendant les grosses chaleurs d’été.

T, c’est le Temps nécessaire à sa bonne croissance pour donner un fruit mûr gorgé de soleil.

 

Variante : Vous pouvez aussi faire un mot pour chaque lettre et essayer d’en faire une phrase.

Avec

Brio

Reconnaissons

Inventer

Chaque

Occurence

Tranquillement

 

Voilà, ces deux variantes devraient vous occuper un moment et faire fonctionner vos méninges à plein régime.

Vous pouvez également inventer vos propres variations autour de cette décomposition de mots.

Le texte coupé :

Prenez tout simplement l’extrait d’un texte au hasard. Conservez seulement la moitié gauche et inventez la moitié droite afin de faire coïncider le texte et le rendre cohérent.

Un exercice sympathique et créatif à mettre en œuvre. Par ailleurs, vous pourrez vous amuser à comparer à la fin les similitudes et différences qu’il y a par rapport au texte original.

A vos plumes !

Extrait tronqué de mon roman Tu peux la sauver

Par exemple, comment poursuivriez-vous les lignes de cet extrait de mon roman Tu peux la sauver ?

Voici la page originale si vous souhaitez comparer :

Extrait du roman Tu peux la sauver

 

A vos plumes !

Inventer une description de votre lieu de rêve :

C’est un exercice très utile. Lorsque vous écrivez un roman, les descriptions sont des éléments indispensables à maîtriser. S’il y en a trop, elles peuvent ennuyer le lecteur. S’il n’y en a pas assez, la surabondance de dialogues va vite fatiguer votre lecteur.

Par ailleurs, elles doivent être intéressantes et faire appel aux cinq sens. Le toucher, le goût, l’odorat, la vue, l’ouïe. Bien entendu, nul besoin d’inclure tous les sens à chaque fois. Mais cela aide le lecteur à s’immerger et à entrer un peu plus dans votre univers. Ce sont par les sens que naissent toutes nos émotions. Ce sont ces dernières qui vont faire qu’un lecteur va être happé ou pas par un récit. C’est ce qui différencie un livre mémorable à un livre commun. C’est ce qui fait voyager ou réfléchir le lecteur. C’est ce qui va l’émouvoir. Il y a beaucoup d’autres subtilités pour maîtriser les dialogues et en faire une force pour le récit. J’en parle plus longuement dans un article consacré aux sens que vous pouvez retrouver en cliquant ici.

Cet exercice vous permettra de vous exercer à créer des descriptions.

Le principe est très simple : il suffit de décrire le lieu idéal où vous souhaiteriez vivre.

L’idée est de complètement se lâcher et d’écrire vraiment tout ce qui vous passe par la tête et surtout ce que vous souhaitez au plus profond de vous. Cela n’a pas besoin d’être réaliste. Au contraire, ne vous limitez pas. C’est l’occasion ou jamais de laisser parler entièrement votre imagination. Imaginez un univers comme si vous en étiez le créateur (même les lois de la physique qui y règnent peuvent donc y être remodelées à votre bon vouloir), car c’est effectivement le cas.

Profitez-en pour explorer vos désirs, vos envies, vos peurs, vos frustrations, vos rêves et tout ce qui en réalité compose votre être. Il se peut que vous soyez vous-même surpris par vos propres écrits au cours de cet exercice.

Faîtes-en un moment de création pure, de bonheur, de liberté et partez à la recherche de la véritable personne qui sommeille en vous.

Cet exercice peut aussi s’adapter. Vous pouvez décrire une vie secrètement rêvée, un lieu que vous connaissez déjà, un souvenir marquant…

Je pense qu’avec ces 3 nouveaux exercices, vous aurez encore de quoi vous occuper et améliorer votre écriture tout en vous amusant.

Allez-vous tester ces jeux ? Dites-le-moi en commentaire.

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

Malik Kahli.

Interview d’auteur : Elodie Delmarès

Comme je le dis toujours, écrire est bien souvent un travail solitaire. Pourtant, il existe de nombreux moyens de se sortir de cette solitude. En rejoignant des groupes d’écriture, en discutant de ses projets avec autrui ou encore, en prenant conseil auprès d’auteurs qui ont déjà accompli ce que vous souhaitez accomplir.

Voilà pourquoi je vous propose aujourd’hui de rencontrer Elodie Delmarès, une auteure talentueuse qui a eu la gentillesse et la bienveillance de se prêter à l’exercice d’une interview. Elle nous parle de ce que l’écriture représente pour elle, son parcours d’auteur et elle nous délivre de précieux conseils d’écriture.

Voici la retranscription texte de cette interview :

 

MK : Est-ce que tu peux brièvement te présenter ?

ED : Mon nom est Elodie Delmarès. Je suis divorcée et maman de trois enfants. En plus de mon travail salarié et de mes obligations familiales je partage mon temps entre l’écriture de romans, la rénovation de ma maison et, accessoirement, le piano.

 

Elodie Delmarès

 

MK : Que représente l’écriture pour toi ? Hobby, carrière, passion…

ED : A mes débuts, l’écriture était mon mode d’expression et de communication favori, un accident ayant provoqué, pendant de nombreuses années, de grandes difficultés d’élocution. Par la suite, elle est devenue une passion : j’ai commencé à enchaîner les poèmes, puis de petites nouvelles. Et un jour, après avoir lu le roman lauréat du Prix du Quai des Orfèvres 2000, je me suis fixé le but d’écrire un roman. Il a été le premier.

Mais écrire est aussi un besoin. Pour me sentir bien, j’ai besoin, chaque jour, d’écrire au moins quelques lignes, même si c’est pour faire du secrétariat. Cela m’apaise.

C’est également un moyen de communiquer, avec précision, sur mes expériences diverses, celles qui m’ont menée jusqu’ici et que je ne pourrais pas développer sur des supports comme des vidéos, par exemple. La résilience, le travail sur l’indépendance via la créativité et le développement de son identité propre sont d’autres versants de mon activité d’écrivain. Il est possible que je les rende publics, à terme.

 

MK : Depuis quand écris-tu ?

ED : J’écris depuis l’âge de dix ans. Pour ce qui est des poèmes et nouvelles. Mon premier roman, je l’ai commencé à 28 ans et terminé à 32 ans. Il y a eu beaucoup de remous dans ma vie personnelle qui m’ont obligée à mettre le roman sur pause entre la phase de recherche et la phase d’écriture. Mais cela m’a permis de mûrir, entretemps, et de présenter un manuscrit plus abouti.

MK : Tu as écrit et publié plusieurs romans. Était-ce difficile ? Combien de temps cela t’a pris ?

ED : Je ne dirai pas que c’était difficile, parce qu’il y a toujours une petite connotation négative dans ce mot-là. Et pour moi, il ne s’agit nullement d’une souffrance. Je dirais plutôt que l’écriture est complexe, de par les recherches documentaires qu’elle nécessite souvent, la grande concentration qu’elle demande au moment de mettre la trame au point et la grande régularité exigée, une fois la phase “écriture” engagée. Mais chaque étape est un grand moment de bonheur et d’enrichissement culturel, spirituel et personnel. Ecrire, créer, est tellement nourrissant.

Le temps que cela m’a pris, pour l’écriture, était variable. Bout à bout, je dirais environ 8 mois pour chaque roman, entre les recherches et l’écriture en elle-même. La publication n’était pas si ardue, en fait, mais il faut connaître les bonnes adresses et la bonne démarche pour ne pas perdre de temps. Quand on débute, que l’on ne connaît ni les bons outils, ni les bonnes plateformes, on tâtonne, et on avance peu, car les erreurs stratégiques sont nombreuses. Une fois qu’on a débroussaillé, on trouve son rythme de croisière et cela va plus vite pour les romans suivants. Je ne saurais pas de donner de temps minimum ou maximum, cela du temps que l’on y consacre et de notre disponibilité. Avec des charges de famille et un job salarié, forcément, cela va moins vite.

MK : D’où te vient l’inspiration pour tes livres ?

ED : Le premier de mes romans, “la Malédiction d’Orphée” a été construit autour de mes connaissances sur les serpents, les stupéfiants, la mythologie grecque et le théâtre. Peu à peu m’est venu l’idée d’une intrigue assez complexe, qui a nécessité des connaissances pointues en médecine. Le hasard a voulu que je tombe malade au moment où je venais de rassembler les éléments scientifiques nécessaires à mon intrigue. Mon état a nécessité une hospitalisation, dont j’ai profité pour poser beaucoup de questions au médecin l’interne qui me suivait. Cela a permis d’approfondir le scénario et de creuser un peu les fausses pistes.

Pour mon premier roman historique, c’est le personnage de Georges Clémenceau et la légende de Diane de Poitiers qui m’ont inspirée pour créer une fiction sur fond de réalités historiques, dans une intrigue ancrée à l’aube de la création des brigades du Tigre. Bien sûr, il n’y a aucun lien entre les deux personnages. C’est l’Histoire et la fiction qui ont créé un lien.

Pour le roman -purement historique, celui là- que je prépare, c’est tout simplement l’histoire d’un village et d’un de ses plus -tristement- illustres personnages : le moine Jacques Clément, assassin de Henri III, et premier régicide de France. Cette histoire m’a inspirée car elle sort totalement du roman national simpliste que l’on nous a servi depuis des siècles.

MK : Comment crées-tu un livre ? quel est ton processus créatif ? As-tu un rituel précis ?

ED : Le seul rituel qui soit commun à tous les livres est l’enchaînement Recherche-Pause-écriture. Je laisse toujours “décanter” les éléments récoltés dans ma tête avant de me lancer dans l’écriture. La pause entre les deux m’est indispensable pour savoir avec clarté de quelle manière je vais aborder le récit : la structure et le déroulé de l’histoire, le personnage qui va être mis au centre dès le départ…

Après, dans la mise en route, cela peut varier. Pour “la Malédiction d’Orphée”, j’avais établi l’intégralité de ma trame avec précision avant même de me mettre à l’écriture. Mais je l’ai modifiée à mesure, car au fur et à mesure que j’avançais, mon inspiration prenait ses libertés. Pour “En notre âme et conscience”, c’était différent. Je suis partie d’une scène que mon imaginaire avait produit, mais qui ne pouvait constituer la première scène du roman. J’ai brodé autour, et elle s’est retrouvée en fin de la première partie, tout en amorçant ce qui suivait. Et j’ai bâti la trame de mes autres parties au fur et à mesure. Ce n’est qu’au début de la quatrième partie que j’ai réfléchi à la façon dont je devais boucler la boucle. De ce fait, j’ai découvert l’intrigue quasiment en même temps qu’elle s’offrait au lecteur. A peine plus tôt.

 

MK : Quelles difficultés as-tu rencontrées ? Comment les as-tu surmontées ?

ED : Comme pour beaucoup d’auteurs, mon pire ennemi est la page blanche. L’inspiration ne vient que rarement de façon spontanée, toute cuite et prête à écrire. J’ai été confrontée à ce souci pour mon deuxième roman, “En notre âme et conscience” : il me fallait deux modes opératoires différents. J’avais le premier, mais il me manquait le deuxième. C’est en fouillant dans l’histoire de l’évolution du droit des femmes que je l’ai trouvé. Depuis, la recherche documentaire est devenue plus qu’un réflexe pour moi : elle est le socle de mon inspiration.

MK : Quel type d’édition as-tu choisi ?

ED : Mon premier roman avait été édité par la maison “Ateliers de presse”, en 2007. Il s’agissait d’une jeune maison d’édition, fondée par deux membres du jury du concours du prix du quai des Orfèvres, qui avaient remarqué mon manuscrit pendant ce même concours. Malheureusement, comme beaucoup de jeunes entreprises, elle n’a pas passé son second anniversaire et a fermé ses portes. Je n’ai jamais perçu mes droits d’auteur.

Cette mésaventure, ainsi que mon sens de l’indépendance, m’ont poussée à me tourner vers l’auto-édition. J’apprécie de maîtriser chaque étape, même si cela représente beaucoup de travail. J’ai tenté de déléguer certaines tâches à des plateformes qui proposent leurs services d’aide à la création de couverture ou de diffusion sur les librairies en ligne. Cela peut aider certaines personnes, mais c’est une solution qui ne me convient pas, pour de nombreuses raisons.

 

MK : Comment fais-tu la promotion de ton/tes livres ? Quelles sont tes stratégies ?

ED : Pour être franche, j’en suis toujours à la découverte des stratégies de promotion. Ta stratégie, que j’ai découverte en formation*, avait porté ses fruits, mais je ne disposais à l’époque que d’une audience limitée. Je dois l’augmenter, j’en ai conscience, mais à l’heure actuelle, ce n’est pas véritablement ma priorité, qui est plutôt d’ajouter quelques livres à mon offre, pour proposer d’autres produits et avoir une vitrine plus fournie.

 

MK : Qu’est-ce que la rédaction et la publication de tes ouvrages t’ont apporté ?

ED : Avant tout, la grande satisfaction d’avoir appris énormément de choses sur le plan technique (conception des couvertures, blogging…) et de garder la maîtrise de mes décisions, de rester alignée vis à vis de la conception de mon activité. Je garde ainsi mon authenticité et mes livres ne sont pas un produit marketing, mais une œuvre qui reste, jusqu’au bout, très personnelle.

 

MK : Aurais-tu des conseils à donner aux auteurs qui nous regardent ?

ED : Le premier des conseils, je crois, est de rester fidèle à ce qu’ils sont, à ce qu’ils aiment, à la façon dont ils conçoivent une histoire intéressante ou divertissante. On ne peut jamais faire l’unanimité. Il est donc inutile, à mon sens, de ratisser large et de mêler, dans ses romans, la conception et les recettes de plusieurs auteurs, même très connus. Au contraire, mieux vaut rester authentique et se consacrer à ce que l’on veut faire et à la façon dont on aime s’exprimer. On peut s’inspirer de certains auteurs proches de notre “spécialité” (les auteurs de romans historiques si l’on fait de la fiction historique, par exemple), mais il est important de garder son identité propre. C’est ainsi qu’on attirera les lecteurs qui nous suivront. Il est également crucial, et cela, je l’ai compris très récemment, c’est de faire en sorte que nos supports (blogs, pages FB) soient en cohérence avec notre style et notre personnalité. Si nous aimons le romantisme, les fleurs, les beaux costumes d’antan, un décor ultra-moderne risque de ne pas coller. Si nos romans sont sulfureux, avec du crime à la clé, un décor trop rose n’annoncera pas le ton comme il le faut.

 

MK : Pour finir, peux-tu nous rappeler tes ouvrages et où on peut se les procurer ?

ED : Mes romans “La malédiction d’Orphée” et “En notre âme et conscience” sont disponibles sur Amazon. Il suffit de taper “Elodie Delmarès” dans le moteur de recherche de la plateforme. Pour le moment je n’ai pas encore de boutique sur mon site, mais c’est en projet, afin de proposer notamment des ouvrages dédicacés aux lecteurs.

 

Un grand merci à Elodie Delmarès pour cette interview !

 

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

 

Malik Kahli.

 

* Elodie se réfère ici à ma formation Ecrivain Pro dont elle a fait partie.

3 Jeux d’écriture pour développer l’imagination et la créativité

Bonjour,

Lorsqu’on veut écrire, on est parfois confronté à des difficultés diverses et variées. On bloque sur notre texte, on ne parvient pas à trouver l’inspiration, on se censure ou on se contraint dans notre écriture, on a du mal à éviter les répétitions et les redondances… Il s’avère que tout cela se travaille. C’est avec la pratique que l’écriture s’améliore. Il est possible de remettre cent fois le même ouvrage sur le métier à tisser, mais il est parfois plus utile de travailler ces aspects individuellement de façon ludique afin de s’améliorer continuellement en écriture et de se libérer de nos entraves mentales.

C’est là qu’interviennent les jeux d’écriture. Ludiques, ouverts à tous et simples à mettre en œuvre, ils vous permettront de travailler divers aspects, tous cruciaux lorsque l’on parle d’écriture de nouvelles ou de romans.

Grâce à ces jeux d’écriture, vous allez travailler votre créativité, votre inspiration et votre imagination. Vous deviendrez plus flexible sur les mots et améliorerez la fluidité de vos textes. Leur musicalité, votre style et votre voix pourront éclore plus vite et plus facilement si vous pratiquement régulièrement ce style de jeux d’écriture. Votre vocabulaire et votre sens de la syntaxe progresseront également.

Autre avantage, vous imposer des contraintes d’écriture va paradoxalement vous permettre de vous libérer davantage et de lutter efficacement contre de futurs blocages en vous libérant l’esprit. Cette émancipation et la liberté cachée dans ces simples exercices de style vont vous permettre de progresser rapidement dans l’écriture.

Je vais vous présenter 3 jeux d’écriture cette semaine. Je vous propose de les tester et de me dire ce que vous en avez pensé. Je republierai d’autres articles avec de nouveaux jeux d’écriture régulièrement. Je pense que la pratique ludique améliore considérablement l’écrit. Je vous conseille donc de tester ces exercices et de créer autant de variantes que vous le souhaitez (ceci aussi contribue à développer votre créativité).

Commençons tout de suite par le premier jeu :

Le logo-Rallye.

Le logo-rallye est un jeu littéraire inventé par Raymond Queneau. Le but du jeu est de parvenir à raconter une histoire cohérente en utilisant une liste de mots prédéterminés. Vous pouvez choisir de faire apparaître dans l’ordre du tirage ces mots ou bien de les intégrer dans le désordre. Le tout c’est que tous y figurent et que le récit forme un tout cohérent.

Par ailleurs, le fait de changer l’ordre des mots imposés peut vous conduire à créer des textes totalement différents, bien que les mots imposés restent strictement identiques.

Vous pouvez choisir 10 mots pour commencer (au hasard dans le dictionnaire, par exemple).

C’est un jeu qui peut s’avérer très amusant. Il vous forcera par ailleurs à faire travailler votre imagination et votre inspiration, afin que l’histoire demeure cohérente.

Variante : au lieu de 10 mots, prenez 10 titres de films !

Exemple : Chouchou, Psychose, L’éveil, La vie est belle, La grande bouffe, Le cœur des hommes, 28 jours plus tard, Le grand restaurant, L’aile ou la cuisse, Le pianiste.

Texte :

Comme tous les matins, dès mon réveil, je ne peux m’empêcher de passer en premier lieu par la salle de bain. Après une inspection rapide de mon visage, je m’attache les cheveux avec mon chouchou blanc, afin de ne pas les mouiller. Depuis quelques mois, cela est devenu une vraie psychose chez moi. Comme si le fait de me mouiller un peu les cheveux était une catastrophe.

Une fois sorti de la douche, j’apprécie le fait de pouvoir m’assoir tranquillement sur ma terrasse pour boire mon café et poursuivre ma lente ascension vers l’éveil.

Je me sais privilégiée. Je n’ai pas à m’inquiéter de devoir me presser afin de ne pas rater le bus, le métro ou je ne sais quel transport urbain. Depuis que j’ai gagné au loto, j’apprécie mon nouveau statut de rentière. Il paraît que l’argent ne fait pas le bonheur. Pourtant, depuis que je nage dedans, comme la vie est belle !

J’ai quitté mon petit appartement de Saint-Ouen pour me mettre au vert et apprécier chaque instant de ma nouvelle vie sous le soleil ! A Saint Tropez, je me sens comme un poisson dans l’eau. La grande bouffe, les mondanités, le shopping… Quel bonheur !

Mes amours ne sont pas non plus en reste. Célibataire à mon arrivée, je ne le suis plus désormais. Quelques jours seulement après m’être installée, j’ai fait la connaissance d’un homme fort charmant alors que je faisais mes emplettes de la journée. Nos regards se sont croisés et j’ai immédiatement senti quelque chose se produire. Je suis assez perspicace et je sais reconnaître les signaux. Avec l’expérience, j’ai appris à sonder le cœur des hommes. Je n’ai pourtant pas agi. Pour moi, il incombe aux hommes de faire le premier pas. Pourtant, 28 jours plus tard, alors que je me rendais dîner dans le grand restaurant tout près de ma maison, nos routes se croisèrent à nouveau.

Alors que j’étais complètement focalisée sur mon assiette à hésiter entre manger l’aile ou la cuisse du succulent poulet que comptais déguster, j’entendis soudain mon air favori emplir la grande pièce. Tout en me laissant envahir par cette mélodie enivrante, le visage de cet homme apparut soudainement. Je fus stupéfaite de constater que c’était le pianiste engagé ce soir là pour l’animation sonore du dîner.

Je décidai de briser mes propres règles en allant l’aborder….

Voilà le genre de texte que vous pouvez créer à partir d’une dizaine de mots. Vous pouvez bien entendu faire plus court, plus long ou même transformer cela en nouvelle.

 

S'inspirer de titres de films pour créer une fiction à part entière
S’inspirer de titres de films pour créer une fiction à part entière

 

La pensée arborescente

L’idée ici est de vous entraîner pour vos phases de recherche d’idées, d’association d’idées et de création de plans. La technique du mindmapping (ou carte heuristique en français) est une méthode très utile pour structurer sa pensée mais aussi pour justement aller chercher des associations d’idées que vous ne feriez pas forcément en temps normal.

A partir d’un mot, disposé au centre d’une feuille, commencez à écrire tout autour ce que ce mot vous évoque. Vous pouvez aussi aller plus loin et réfléchir à ce que ces nouveaux mots trouvés vous évoquent à leur tour.

Pour finir, rédigez un court texte pour expliquer pourquoi un mot particulier vous évoque les autres mots que vous lui associez. Vous pouvez commencer par choisir trois mots et créer une mindmap pour chacun de ces mots.

 

mindmap jeu d'arborescence
Mindmap exemple de mots en arborescence

 

Ecrire une lettre en rimes

Les romans épistolaires se font rares de nos jours. Cependant, j’ai toujours trouvé beaucoup d’intérêt et de charme aux conversations de ce type. La nostalgie d’un temps apparemment révolu, peut-être ? Quoi qu’il en soit, je pense que s’entraîner à écrire sous la forme d’une lettre présente de nombreux intérêts et il est par ailleurs possible de décliner différents jeux d’écriture à travers des récits épistolaires.

Je vous propose donc d’écrire une lettre en rimes. Il n’y a pas de contraintes autres. Vous pouvez écrire sur un thème précis (une lettre d’amour, par exemple). Vous pouvez vous adresser à une personne réelle, imaginaire, vivante ou non (lettre à la tristesse, lettre à Vercingétorix, lettre à mon ex-amant…)

Avant de me lancer dans des écrits complexes tels que les romans ou les essais, j’écrivais des poèmes et des lettres. Il m’est arrivé plusieurs fois d’en écrire entièrement en rimes (l’alliance de ces deux styles me plaisait énormément). Je pense que cela peut vous aider d’une part à vous lâcher (profitez-en pour vous adresser à quelque chose ou quelqu’un qui vous provoque des émotions, l’exercice n’en sera que plus libérateur) et à faire travailler votre imagination d’autre part.

Dans un prochain article, je reviendrai avec de nouveaux jeux d’écriture.

C’est à vous de jouer maintenant !

Quel jeu allez-vous faire ? Parlez-en dans les commentaires !

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

Malik Kahli.

Recherches utilisées pour trouver cet article :écrire jeux

La vie d’écrivain : 5 films à voir absolument

Bonjour,

Lorsque que l’on souhaite soi-même écrire, il est bon de développer des méthodes d’écriture et de faire preuve de discipline. Ce travail solitaire ne nous interdit pas cependant de demander conseil à d’autres écrivains contemporains ou disparus.

Pour cela, on peu lire des biographies, regarder des interviews ou encore regarder des films.

En effet, il existe des films retraçant la vie de certains écrivains célèbres. Ils contiennent souvent une part de fiction certes, mais il reste toujours intéressant de connaître les auteurs sous des aspects autres que leur seule plume. Leurs histoires, leurs aventures, leurs épreuves, leurs réussites… Cela peut nous inspirer, nous émouvoir, ou encore nous motiver.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir 5 films qui retracent la vie de 5 écrivains célèbres. Molière, Kafka, Capote, Tolstoï et Sagan. Nul doute que ces films aident à mieux cerner le personnage et à rendre hommage aussi au métier d’écrivain ainsi qu’aux écrivains eux-mêmes.

Voici donc le tour d’horizon de ces 5 films :

Molière (2007) :

Cette comédie française retrace une période mal connue de la vie de Molière. Le réalisateur en profite donc pour proposer une comédie déjantée mêlant habilement personnages et bouts de pièces de Molière avec des éléments plus réalistes. Cette tranche de vie non documentée de Molière nous donne à voir un jeune homme passionné dont les expériences forgeront ses futures pièces de théâtre. Un bon moment à passer devant cette rencontre imaginaire entre l’auteur et ses œuvres. Un peu comme pour Shakespeare in Love, qui mêlait habilement biographie et univers théâtral de William Shakespeare.

Résumé (allociné):

En 1644, Molière n’a encore que vingt-deux ans. Criblé de dettes et poursuivi par les huissiers, il s’entête à monter sur scène des tragédies dans lesquelles il est indéniablement mauvais. Et puis un jour, après avoir été emprisonné par des créanciers impatients, il disparaît…

Nb : Si vous souhaitez voir un film qui retrace plus fidèlement l’histoire de Molière, il y a aussi le film Molière d’Ariane Mnouchkine de 1978.

 

Kafka (1991) :

Le deuxième film de Steven Soderberg. On entre dans la vie de Kafka, entre sa vie et ses œuvres. On y décèle ses douleurs, ses questionnements, sa solitude, sa paranoïa. Cet écrivain lui-même est à l’image de ses romans : un personnage Kafkaïen !

Résumé (allociné) :

A Prague, en 1919, Kafka mène une double vie : simple employé le jour, écrivain la nuit, c’est un solitaire. Quand un jour on retrouve le corps noyé de son meilleur ami, il entreprend de retrouver les meurtriers, pénétrant dans un monde marginal, dangereux et mystérieux…

 

Truman Capote 2005 :

Truman Capote est un auteur américain qui a laissé une trace importante dans la littérature américaine du XXème siècle. Ce film nous montre l’écrivain dans la période où il rédige son roman de « non-fiction » intitulé « de sang-froid », le livre qui le mènera à la consécration…

Résumé (allociné) :

En novembre 1959, Truman Capote, auteur de Breakfast at Tiffany’s et personnalité très en vue, apprend dans le New York Times le meurtre de quatre membres d’une famille de fermiers du Kansas. Ce genre de fait divers n’est pas rare, mais celui-ci l’intrigue. En précurseur, il pense qu’une histoire vraie peut être aussi passionnante qu’une fiction si elle est bien racontée. Il voit là l’occasion de vérifier sa théorie et persuade le magazine The New Yorker de l’envoyer au Kansas. Il part avec une amie d’enfance, Harper Lee.

A son arrivée, son apparence et ses manières provoquent d’abord l’hostilité de ces gens modestes qui se considèrent encore comme une part du Vieil Ouest, mais il gagne rapidement leur confiance, et notamment celle d’Alvin Dewey, l’agent du Bureau d’Investigation qui dirige l’enquête…

Sagan (2008) :

Ce film retrace l’ascension puis la chute de Françoise Sagan. Consacrée dès l’âge de 18 ans, elle vit des périodes fastes entrecoupées de périodes plus sombres où elle s’illustre plus dans les chroniques mondaines et judiciaires. Elle n’en reste pas moins l’une des plus grandes auteures françaises du siècle dernier.

Résumé (allociné) :

« Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. » Françoise a tout juste 18 ans quand elle écrit les premières lignes de Bonjour Tristesse, un roman dont le succès fulgurant suffira à lancer le mythe de  » La Sagan « . Un mythe fait de formules brillantes, d’amours affranchies et de scandales tapageurs, derrière lesquels se cache une femme, que l’on qualifie d’anticonformiste pour ne pas la dire libre. Libre d’écrire, d’aimer, et de se détruire…

Tolstoï, le dernier automne (2009) :

Tolstoï, célèbre écrivain Russe a connu le succès grâce à ses romans qui retracent le quotidien de la société russe à une époque où ce sont les Tsars qui sont au pouvoir. Il s’illustre également dans des essais où il se positionne clairement contre le pouvoir religieux et où il tente de dépeindre les grands enjeux sociétaux à venir.

Résumé (allociné) :

Après cinquante ans de mariage, la comtesse Sofya Andreïevna, épouse aimante et dévouée de Léon Tolstoï, voit son monde s’écrouler soudain sous ses pieds. Au nom de sa nouvelle religion, le célèbre écrivain est en effet prêt à renoncer non seulement à son récent titre de noblesse, mais aussi à ses biens et à sa famille, décidé à terminer ses jours dans la pauvreté, l’austérité et la chasteté.

Sofya Andreïevna qui a dédié sa vie à cet époux extraordinaire, lui a donné treize enfants et a même copié Guerre et Paix à six reprises de ses propres mains, découvre avec horreur les agissements du fidèle disciple Chertkov qui essaie de convaincre le grand Tolstoï de modifier son testament en laissant les droits de ses romans au peuple Russe plutôt qu’à sa famille ! Aussi indignée que révoltée et blessée, la comtesse se bat férocement contre ce qui constitue à ses yeux une insupportable injustice vis-à-vis d’elle et de ses enfants. Tout empire quand la passion qu’elle met à rappeler à son époux, les années, les difficultés et surtout leur amour, sert davantage le dessein de Chertkov et conforte Tolstoï dans son désir de simplicité, d’authenticité et de paix.

Il y a encore de nombreux films qui nous content les vies passionnantes d’écrivains. J’en reparlerai certainement dans un prochain billet. Mais nul doute que cette sélection vous touchera dans votre for intérieur d’écrivain !

Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi regarder cette liste où je vous avais mis 5 excellents films mettant en scène des écrivains.

Et vous, y-a-t-il des films sur les écrivains qui vous ont touché ou marqué ?

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

Malik Kahli.

Recherches utilisées pour trouver cet article :https://clicks aweber com/y/ct/?l=ARGI9&m=gpU3xOw5TrHcW4U&b=AhrhSbgwci26HzQlS1VPWg

Comment présenter son manuscrit aux éditeurs

Il y a autant de façons d’écrire qu’il a d’auteurs. Cependant, il existe des règles universelles de mise en page de son manuscrit qu’il faut connaître. Vous pouvez les appliquer au fur et à mesure que vous écrivez votre premier jet. Vous pouvez également écrire sans mise en forme particulière et vous en occuper à la fin. Personnellement, c’est ainsi que je procède.

Keep Reading

Comment j’ai perdu mon premier roman et comment vous pouvez l’éviter

Bonjour,

Lorsqu’on se lance dans l’écriture d’un roman, on sait qu’on entre dans un travail ardu et fastidieux. Cela demande beaucoup de temps et d’investissement. Alors imaginez ce que l’on peut ressentir lorsque l’on perd tout à coup tout ce travail accumulé au fil des mois. Cela m’est arrivé pour mon premier roman et je peux vous dire que ça m’a bien démoralisé sur le coup.

Aujourd’hui, je vais vous raconter la genèse de ce premier roman et je vais vous dire également toutes les précautions que je prends désormais afin que cela n’arrive plus et donc faire en sorte, à travers ce témoignage, que cela ne vous arrive jamais à vous non plus.

Keep Reading

3 écrivains dont les romans mettent en scène des écrivains

Devenir écrivain est un souhait qui habite nombre de gens mais qui reste néanmoins un objectif ambitieux et difficile. Il faut faire preuve de beaucoup de travail et d’ambition pour arriver à écrire et publier des œuvres qui trouveront leur public. Au-delà de la vision romantique de ce métier se cache souvent la solitude et les difficultés inhérentes à la création d’une œuvre et, par extension, d’une série d’œuvres, pour peu que l’on veuille en faire un métier.

Cela peut représenter paradoxalement une source d’inspiration pour les écrivains. Quoi de mieux que la mise en abyme de leur propre métier ? Proposer une œuvre dans une œuvre ? Exposer, parfois dans la justesse, souvent dans l’exagération, les coulisses de ce métier qui passionne et qui fascine tous les lecteurs qui ont un jour été admiratifs de la beauté d’une histoire, de sa justesse, de sa résonance profonde. Comment se fait la création littéraire ? Quelle peut-être la vie d’un écrivain ? D’où tire-t-il sa connaissance des interactions humaines et la profondeur de ses textes ?

Keep Reading

L’outil indispensable pour terminer votre roman : le synopsis partie 2

La semaine dernière, j’ai commencé à vous faire part d’une méthode que j’emploie systématiquement maintenant pour écrire et terminer mes romans.  Si vous ne l’avez pas encore lu, vous le trouverez en cliquant sur ce lien : L’outil indispensable pour terminer votre roman : le synopsis partie 1

C’est un prérequis pour ce qui va suivre dans ce second article, donc je vous conseille vivement d’y jeter un œil avant de poursuivre la lecture de celui-ci.

La semaine précédente, je vous ai parlé des 3 premières étapes nécessaires à l’application de cette méthode. L’idée est de tout préparer en amont pour se simplifier l’écriture du premier jet au maximum et pouvoir non seulement le terminer, mais en faire un écrit déjà de haute qualité.

Nous en étions restés à la phrase qui résume le cœur de votre roman. Une fois celle-ci prête, vous pouvez passer à l’étape suivante.

Keep Reading

L’outil indispensable pour terminer votre roman : le synopsis partie 1

Bonjour,

Ecrire un livre s’apparente parfois à un défi incommensurable.  En effet, créer une histoire complexe d’au moins 50 000 mots peut faire peur et vite décourager les écrivains en devenir. Il faut que l’histoire soit suffisamment longue pour entrer dans la catégorie des romans. Il faut aussi que l’histoire soit fluide, qu’elle ait un bon rythme et surtout qu’elle soit cohérente. Pas facile de créer à l’inspiration seule une telle œuvre.

Heureusement, il existe de techniques et des moyens afin de développer progressivement l’histoire et parvenir à un premier jet achevé en quelques mois voire quelques semaines en fonction de votre sérieux et de votre assiduité. Il s’agit d’une méthode que je partage dans ma formation écrivain pro et qui a déjà permis à plusieurs membres de cette formation d’écrire, de terminer leur livre et de le publier. Cela consiste à rendre plus facilement digérable le travail gigantesque que requiert l’écriture d’un roman. On découpe les tâches en petits morceaux facilement exécutables jusqu’à obtenir un plan extrêmement détaillé qui permettra d’écrire beaucoup facilement et posément le roman en tant que tel.

J’ai décidé de vous en partager les grandes lignes dans cet article afin de vous permettre à vous aussi d’enfin terminer votre manuscrit dans les plus brefs délais. Cette méthode est dérivée de la méthode dite du Flocon développée par Randy Ingermanson.

Avant de découvrir le cœur de cette méthode, je noircissais des pages de manuscrits sans jamais parvenir à en terminer un. Depuis que j’utilise cette méthode, je n’ai plus aucun souci pour aller au bout de mes projets d’écriture. C’est notamment de cette façon que j’ai terminé mon roman Tu peux la sauver que j’ai ensuite auto-édité.

Keep Reading

Interview d’auteur Suzanne Humbert

Il y a plusieurs années, Suzanne Humbert perdait tragiquement son mari. Son monde s’est écroulé. Malgré la tristesse et la douleur, elle ne s’est pas laissé abattre et a petit à petit, franchi les étapes nécessaires à son deuil. Ce parcours des ténèbres à la lumière, nous est conté dans l’ouvrage éponyme publié par Suzanne.

Dans cette interview, Suzanne nous parle de son livre, de ce qu’écrire représente représente pour elle et de son procédé d’écriture et de publication.

Merci encore à Suzanne pour cette belle interview riche en émotions et en informations pour les écrivains en devenir.

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

 

Malik Kahli.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...