Ce que la publication de mon premier roman m’a appris

Tu peux la sauver

Bonjour à tous,

 

Il y a quelque temps, j’avais décidé de lancer un petit comparatif entre publication traditionnelle et auto-édition. Pour ce faire, j’ai laissé un de mes romans faire la tournée des éditeurs et j’ai publié l’autre sur Amazon Kindle et en format broché.

Cela fait deux mois que le livre est en ligne.

Un petit bilan s’impose donc.

Pour ce qui est du livre balloté d’éditeur en éditeur, c’est le statu quo. Il y a même des maisons d’édition qui ne m’ont pas répondu, même après plusieurs mois. Pour lui, le bilan est vite fait. Rien n’a changé.

Quant au roman Tu peux la sauver, publié sur Amazon, c’est un peu plus mouvementé et il y a déjà des enseignements à tirer de cette première tentative un peu folle, impulsive et sauvage.

Premièrement, il m’a fallu un peu me battre avec la mise en forme et la création d’une couverture complète avant de soumettre le roman. Les explications d’Amazon ne sont pas toujours très limpides, ce qui a fait que je me suis un peu arraché les cheveux à certains moments (d’où ma calvitie naissante…), mais j’ai fini par y parvenir et je suis assez content du résultat.

J’ai décidé de publier le 1er mai 2016. Le roman était prêt bien avant, mais je n’avais pas anticipé sur les détails de mise en forme. J’ai commencé à travailler sur celle-ci et sur la couverture environ une dizaine de jours avant. Résultat : J’étais prêt à temps pour ma date de publication, mais absolument pas préparé à communiquer sur la sortie du livre.

On en arrive donc au second point, le plus crucial en réalité : la communication.

Eh oui, j’ai naïvement pensé qu’il me suffirait de mettre mon livre en ligne et de le faire savoir à mon entourage sur Facebook pour que les ventes décollent ! Je ne ferai pas durer inutilement le suspens pour vous révéler ce dont vous vous doutez déjà : cela ne suffit absolument pas ! Espérer qu’en prévenant 200 personnes, le bouche-à-oreille allait se mettre en branle et provoquer un effet boule de neige démentiel conduisant à des ventes par centaines et l’obtention du macaron bestseller d’Amazon : monumentale erreur !

Surtout, ne compter que sur cela pour faire savoir à qui voudrait bien l’entendre qu’un super roman venait d’être mis en ligne pour son plus grand plaisir, c’était une lubie.

Je tiens à préciser un point cependant. Les retours sont très positifs et tous ceux qui ont lu le livre (à quelques exceptions près) l’ont adoré. La qualité du livre est absolument indépendante du fait qu’il sera un carton ou non. Comme je le disais dans le dernier article de la série de billets comparant édition traditionnelle et auto-édition, vous pouvez avoir écrit le meilleur livre du monde, si personne ne le sait…

Du coup, le bilan de la publication de mon livre est mitigé. Il y a eu de belles ventes le premier mois, puis cela s’est étiolé, pour se réduire ces derniers jours à peau de chagrin.

Mais ce n’est pas grave, c’était un test et j’en retire plusieurs leçons très importantes pour la suite :

 

  1. Préparer son lancement bien avant la sortie de son livre.

Cela comporte plusieurs aspects. Proposer gratuitement le livre avant sa sortie à un petit comité de gens afin d’avoir leurs retours. Leur demander ensuite de laisser un commentaire sur la page Amazon à sa sortie. Cela permet d’avoir déjà une preuve sociale au démarrage. Avertir les gens non pas le jour de la sortie, mais bien avant et leur rappeler plusieurs fois que la date de sortie approche. Contacter des gens influents, journalistes, blogueurs… et leur proposer de lire le livre également. Et utiliser le maximum de leviers possibles pour se rendre visible avant même que le livre ne sorte.

 

  1. Tout mettre en place au moins deux semaines avant de soumettre le manuscrit et la couverture à Amazon. Choisir une date de publication ultérieure et ne pas publier immédiatement.

 

  1. Garder le contact et continuer à communiquer régulièrement sur son livre.

 

Il n’y a pas tous les points que j’ai relevés, mais ce sont les principaux. Cette petite expérience fut riche en enseignements.

Je n’abandonne pas pour autant. Je vais essayer de rattraper ce lancement précipité en me rendant plus visible et en essayant de toucher régulièrement de nouveaux lecteurs potentiels.

Je vais tester plusieurs stratégies et je reviendrai vous dire plus tard si cela a fonctionné ou non.

 

Moralité : dans l’auto-édition, terminer son roman n’est qu’une partie du chemin. L’essentiel reste encore à faire et il vous faudra endosser tour à tour plusieurs casquettes. Correcteur, designer, éditeur, et surtout marketeur. Ce dernier point est en réalité la clé de voûte de l’auto-édition. Malheureusement, elle ne s’improvise pas.

 

Et vous, songez-vous à l’auto-édition ? Quelles stratégies marketing pensez-vous employer au moment de la sortie de votre ouvrage ?

Venez partager vos avis dans les commentaires !

 

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

 

Malik.

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