Comment présenter son manuscrit aux éditeurs

Il y a autant de façons d’écrire qu’il a d’auteurs. Cependant, il existe des règles universelles de mise en page de son manuscrit qu’il faut connaître. Vous pouvez les appliquer au fur et à mesure que vous écrivez votre premier jet. Vous pouvez également écrire sans mise en forme particulière et vous en occuper à la fin. Personnellement, c’est ainsi que je procède.

Dans cet article, je vais vous parler des conventions et des points à respecter afin de soumettre un manuscrit carré aux éditeurs. En respectant ces conventions, vous vous assurerez au moins que votre œuvre ne sera pas immédiatement recalée par les maisons d’éditions. Elles reçoivent en moyenne 20 à 30 manuscrits par jour. Vous imaginez bien qu’elles ont des critères de présélection afin de pouvoir traiter autant d’envois. La mise en forme en fait partie. Voyons donc en détail quels sont les points à soigner lorsque vous souhaitez soumettre un manuscrit à des maisons d’édition.

La mise en forme d’un manuscrit peut parfois être un véritable casse-tête

1. Les tirets cadratins.

Avant de passer à des points plus généraux de la mise en forme, je souhaite m’arrêter sur les tirets cadratins. Les tirets cadratins ne sont pas des tirets classiques. Il existe les tirets cadratins et semi-cadratins. Ce sont les tirets dont on se sert pour les lignes de dialogue. Ne présentez surtout pas un manuscrit dans lequel vous avez des tirets classiques en lieu et place de tirets cadratins ou semi-cadratins !

Ils ne se trouvent pas directement sur votre clavier. Il vous faudra donc aller les chercher dans les caractères spéciaux.

Vous pouvez vous éviter de les chercher à chaque fois que vous écrivez une ligne pendant l’écriture de votre premier jet. Il y a plusieurs façons de s’en affranchir.

Vous pouvez soit :

Utiliser votre raccourci clavier existant pour les tirets cadratins (indiqué dans le menu des caractères spéciaux). Pour PC par exemple il faut faire Alt + Ctrl + -.

Créer un raccourci clavier avec par exemple deux tirets simples qui se suivent pour créer un tiret cadratin : — deviendra alors —.

Vous pouvez choisir aussi une combinaison improbable de lettres avant de commencer vos lignes de dialogues et les remplacer tout à la fin lors de la réécriture. C’est la méthode que j’utilise le plus souvent (avec celle des – qui deviennent —). Vous pouvez choisir par exemple QQ (ou WW ou peu importe). Il est rare d’avoir deux QQ qui se suivent dans un mot dans la langue française.

Lorsque vous mettrez en forme votre manuscrit, il vous suffira alors d’aller dans votre menu remplacer et de choisir de remplacer tous les QQ par — dans l’intégralité de votre texte. En quelques secondes, tous vos tirets cadratins seront mis à la bonne place partout.

2. Les incises.

Restons dans les dialogues pour l’instant. Les incises, ce sont les phrases descriptives qui accompagnent les lignes de dialogue. Il faut savoir que les incises ne démarrent jamais par une majuscule.

  • Je t’attendais ! dit-elle, en le regardant fixement.

Essayez aussi de les varier et de ne pas en mettre systématiquement, au risque de casser le rythme de votre récit.

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3. La police du texte.

Optez pour une police Times New Roman 12. C’est ce qui est demandé par la plupart des maisons d’édition. Inutile d’opter pour une police fantaisiste ou que vous trouvez jolie. Cela vous desservira plus qu’autre chose. Vous soumettez un document de travail, il doit être standardisé. C’est le contenu de votre texte qui doit transparaître, surtout pas la forme. Cette dernière doit s’effacer et devenir invisible au profit de votre histoire.

4. Les interlignes et marges.

Ce qui est généralement demandé, c’est un interligne de 1,5. Cela permet d’avoir un texte suffisamment aéré. C’est suffisant pour faire des annotations. Prévoyez également des marges suffisantes (elles sont nécessaires pour que des annotations puissent être faites éventuellement).

5. Découpez votre texte en paragraphes.

Cela semble évident, mais je le précise tout de même. Afin que votre histoire reste fluide et que sa lecture ne soit pas perturbée, il est nécessaire de découper le texte en paragraphes distincts. Certains peuvent être longs, d’autres plus courts. Ils n’ont pas à être forcément homogènes. L’important c’est que votre découpe soit logique. Un paragraphe couvre une action, un événement et le passage à nouveau paragraphe signifie que quelque chose change. L’action diffère, vous changez de point de vue, de lieu, de moment…

6. Mettez des alinéas.

Commencez chaque paragraphe par un alinéa. Programmez un petit retrait vers la droite de 0,5 ou un peu plus sur la première ligne qui débute un paragraphe.

7. Créez un style pour chaque type de titre.

Vous pouvez créer un style de titre différent pour chaque type de titre qui figureront sur votre manuscrit. Le titre général du livre, les titres de chapitres, les sous titres… Gardez la police Times New Roman, mais vous pouvez augmenter la taille pour le titre principal et mettre une police 14 et en gras pour le titre de vos chapitres par exemple.

8. Numérotez vos pages.

Vous allez soumettre un manuscrit non relié. Il est possible que vos feuilles glissent, tombent ou qu’un incident survienne et remette en cause l’intégrité de votre manuscrit. Afin de limiter ce risque, il est de bon aloi de numéroter ses pages. La page titre ne sera pas numérotée, et votre manuscrit commencera donc à la page 2. Faites figurer la numérotation en bas à droite de votre pied de page.

De même, ajoutez votre nom complet en bas à gauche du pied de page et faites figurer le titre de votre manuscrit au centre, entre votre nom et le numéro des pages.

9. Imprimez votre manuscrit.

La plupart des éditeurs demandent encore un envoi postal de votre manuscrit. En plus du reste de la mise en forme, ils exigent souvent que les pages soient imprimées uniquement en recto (bonjour l’empreinte carbone, pauvres petits arbres). Pour plus de détails vous pouvez consulter cet article que j’ai publié précédemment où je compare les différents modes d’impression : vaut-il mieux imprimer soi-même son manuscrit ou passer par un professionnel?

Il ne vous restera plus qu’à joindre une lettre de présentation et à préparer vos envois. Je traiterai certainement ce point dans un prochain billet.  Ensuite, il vous faudra vous armer de patience. Les délais de traitement de votre soumission peuvent aller jusqu’à 4 mois. Voilà pourquoi il est préférable de faire des envois simultanés aux différents éditeurs.

Y-a-t-il d’autres points que vous soignez particulièrement avant vos envois aux éditeurs ? Dites-le-moi en commentaire.

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits.

 

Malik Kahli.

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