Comment publier son roman ? Les étapes à suivre pour y parvenir

Ça y est, vous avez terminé votre premier jet. Vous êtes fier de votre création. Vous y avez insufflé toute votre énergie et toute votre âme. Cela vous a pris des semaines, des mois, mais votre manuscrit est enfin là, prêt à être livré au monde. Mais comment faire, pour passer de ce manuscrit sauvegardé dans votre ordinateur à des exemplaires papiers qui seront lus par vos futurs lecteurs ?

C’est ce que nous allons voir de ce pas dans cet article. Il y a plusieurs étapes à réaliser pour y parvenir. Cela demande encore du travail, mais il serait dommage de bâcler cette partie alors que vous avez déjà fait tant d’efforts pour achever votre manuscrit, non ?

 Que faire après l’écriture du premier jet ?

Vous avez sué sang et encre pour parvenir au bout de votre premier jet. Vous en êtes fier et vous savez que ce livre plairait à de nombreux lecteurs. Seulement, l’aventure ne s’arrête pas là. Il vous faut encore peaufiner votre manuscrit. Faire plusieurs relectures, travailler votre style, vérifier la cohérence de l’ouvrage, aller à la chasse aux coquilles… Et cela prend du temps. Parfois plus de temps que la création du premier jet. Faites-le à votre rythme, mais faites-le régulièrement afin de terminer cette phase au plus vite. Vous pouvez vous aider de logiciels tels qu’Antidote afin de vous aider dans cette fastidieuse relecture. Personnellement, c’est le logiciel dont je me sers systématiquement pour avancer plus vite dans mes corrections. Il vous faudra également procéder à une mise en page standard afin d’imprimer et d’envoyer votre manuscrit aux éditeurs ou pour votre auto-édition.

La relecture et les corrections terminées, il est temps maintenant de songer à sa diffusion. Pour cela vous avez différentes possibilités qui seront énumérées dans les points suivants. En gros, la question qui se pose à vous c’est : trouver un éditeur ou choisir de s’éditer soi-même ? La réponse n’est pas facile et dépend de ce que vous recherchez. Pesons ensemble le pour et le contre.

Vaut-il mieux chercher un éditeur ou s’auto-editer ?

Comme je l’ai dit, cela dépendra essentiellement de vos aspirations. Il y a des avantages et des inconvénients dans les deux cas. A vous de choisir la formule qui vous convient le mieux.

Si vous allez vers un éditeur à compte d’éditeur (une maison d’édition classique en somme), vous n’aurez aucun frais à avancer. Vous toucherez éventuellement un à valoir si votre manuscrit est accepté. Par contre, vous devrez céder vos droits en échange d’un pourcentage sur les futures ventes de votre ouvrage. Ce dernier oscille entre 6 et 10%.

Le parcours est le suivant :

Vous envoyez votre manuscrit. Le délai de réponse varie mais ne dépasse généralement pas 4 mois. Si la réponse est négative, vous pouvez retenter votre chance ailleurs.

Si la réponse est positive, vous aurez à passer par tout un stade de corrections suggérées par l’éditeur. Ensuite, votre livre sera relu afin d’éliminer les coquilles restantes. L’éditeur se chargera de designer la couverture, d’écrire la quatrième de couverture et de remanier le titre afin qu’il soit plus vendeur.

Au bout d’un an environ, votre livre sera prêt à être publié. Le premier tirage sera faible (inférieur à 1000 exemplaires en général pour un primo-auteur).

L’éditeur ne peut pas investir tout son argent sur un auteur inconnu, c’est pourquoi il ne se chargera pas de la promotion de votre ouvrage. Si vous souhaitez être remarqué, vous devrez vous atteler à la promotion en allant dans les salons littéraires et en faisant votre propre promotion un peu partout.

Les livres resteront quelques semaines en rayon et les invendus seront renvoyés à votre éditeur qui se chargera de leur destruction.

En moyenne un jeune auteur vends environ 800 exemplaires de son premier roman.

Voici en gros la réalité du monde impitoyable de l’édition traditionnelle.

Hâte de voir votre livre en librairie?

Depuis quelques années, une nouvelle forme d’édition a vu le jour. Il s’agit de l’auto-édition. Cette forme d’édition présente également ses avantages et ses inconvénients.

En ce qui concerne cette dernière, il est clair que tout le travail présenté précédemment devra venir de vous. En effet, vous n’aurez pas d’éditeur pour vous guider dans vos démarches. Cependant, à l’ère d’internet, il est assez facile de trouver toutes les compétences que l’éditeur délègue à divers corps de métiers sur la toile. Vous trouverez facilement des professionnels en freelance qui seront ravis de vous aider sur certains points du processus d’édition que vous ne maîtrisez vraiment pas. Pour le reste, il ne tient qu’à vous de vous retrousser les manches. La première fois, c’est toujours plus long et difficile, mais ensuite ce processus deviendra la norme si vous adoptez ce mode d’édition. Avant d’entrer dans le détail des différentes tâches requises, voyons un peu quels sont les plus et les moins de l’auto-édition.

Cette fois-ci vous êtes aux commandes de A à Z. Vous conservez l’intégralité de vos droits. Vous fixez vos propres tarifs et vous pouvez récupérer jusqu’à 70% du prix de vente de votre livre. Vous pouvez faire varier vos prix à tout moment, ils ne sont pas figés dans le marbre. Comme pour un éditeur, vous n’aurez pas à payer la production de vos livres papier. Ils seront imprimés à la demande, ce qui évite de se retrouver avec des stocks invendus. Vous empocherez un pourcentage sur les ventes auquel est soustrait le prix d’impression du livre. Cela reste tout de même beaucoup plus important que dans l’édition traditionnelle (de l’ordre de 30%).

Vous devrez fournir un livre prêt à être lu sur tablette et/ou formaté directement pour l’impression papier. Il y a donc un travail non négligeable à faire en amont.

Vous serez seul dans votre barque, donc vous devrez assurer votre promotion vous-même. Cela dit, c’est aussi le cas en réalité pour un jeune auteur dans une maison d’édition. Seul bémol, vous ne serez pas distribué dans les librairies ni dans les grandes surfaces. Cependant, si vous vous sentez d’endosser aussi la casquette de distributeur, vous pouvez contacter les libraires et les convaincre de mettre votre livre chez eux.

J’ai personnellement écoulé plus de 5000 exemplaires de mon premier roman par ce biais. Si j’étais passé par un éditeur traditionnel, il y a fort à parier que j’aurais pu seulement en écouler quelques centaines…

Mon premier roman publié, tiré à plus de 5000 exemplaires…

Comment s’auto-éditer ?

Ce biais d’édition demande une plus grosse charge de travail étant donné que vous êtes le seul aux commandes.

Il vous faudra bien vous assurer que votre livre est bien écrit et exempt de fautes. Vous pouvez utiliser un logiciel tel qu’Antidote pour cela. Vous pouvez également embaucher un correcteur pour vous assurer que votre manuscrit est parfaitement prêt à être publié.

Il vous faudra également préparer la couverture et la quatrième de couverture. Vous pouvez faire appel à des designers freelance pour cela. Vous en trouverez de très bons sur Fiverr ou 5euros.com par exemple.

Pour la version papier, il vous faudra adopter un format particulier. Il vous faudra aussi créer la tranche du livre.

Vous recevrez une épreuve pour vérifier que tout est en ordre. Si tout vous convient vous pouvez valider le processus et le livre peu se retrouver à la vente 48 heures après… Nous ne sommes vraiment pas sur la même ligne de temps qu’un éditeur traditionnel.

Si votre travail est bon, vous ferez partie de ces auteurs indépendants qui se démarquent. Les lecteurs remarquent vite la qualité et n’hésitent pas à mal noter les ouvrages non travaillés, truffés de fautes ou inintéressants.

Vous aurez aussi à faire la promotion de votre livre. J’en parle très longuement et je donne plusieurs stratégies dans mon livre : Devenir écrivain. Ce livre a déjà rendu service à beaucoup d’auteurs et a permis à nombre d’entre eux d’achever leur premier livre et de le publier. Jetez-y un œil, cela vous sera très utile si vous souhaitez vous auto-éditer.

Comment trouver un éditeur ?

En ce qui concerne les éditeurs traditionnels, il vous faudra vous munir de deux choses avant de les démarcher :

Votre manuscrit

Une lettre de présentation

Pour le manuscrit, la plupart des maisons d’édition demandent encore que vous leur envoyiez une version imprimée, recto, au format Times New Roman, police 12 avec interligne 1,5 (Bonjour l’empreinte carbone).

Je vous conseille de démarcher plusieurs éditeurs à la fois étant donné que leur temps de réponse varie généralement entre 2 semaines et 4 mois.

Cependant, cela implique que vous allez devoir imprimer plusieurs exemplaires et cela a un coup. En ajoutant les enveloppes et les timbres, cela commence à faire cher.

Ajoutez à chacun de vos exemplaires une lettre contenant une brève présentation de l’auteur, de la raison pour laquelle vous ciblez l’éditeur en question et enfin, un résumé de votre livre. Vous pouvez l’écrire en dévoilant l’intrigue, cela arrange l’éditeur de savoir à l’avance dans quoi il s’embarque. N’ayez pas peur de le spoiler, mais essayez plutôt de lui donner envie de lire votre manuscrit grâce à cette lettre.

Restez professionnel, ne cherchez pas sa pitié. Voyez l’éditeur comme votre futur partenaire commercial. Vous aurez une relation d’égal à égal et certainement pas une relation maître-esclave (si vous voyez ce que je veux dire).

Une fois les envois faits, cela ne dépend plus de vous. Il vous faudra vous armer de patience et persévérer jusqu’à obtenir un OUI.

Voilà, j’’espère que billet vous aura donné des pistes de réflexion quant au mode d’édition que vous allez choisir pour votre manuscrit. Avez-vous déjà une préférence sur le mode d’édition ? Dîtes-le moi en commentaire.

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

 

Malik Kahli.

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