E = P99 ou l’équation de la page 99

 

Test page 99

Comment faire pour être certain qu’un bouquin est bon au premier coup d’œil ? Vous pourriez regarder le titre. Pas sûr qu’à part un bon service marketing de la part de l’éditeur, celui-ci vous révèle quoi que soit sur la qualité de l’ouvrage…

La quatrième de couverture ? Elle donne parfois un pitch, parfois un extrait savamment choisi. Elle donne une indication supplémentaire sur le contenu, certes, mais cela suffit-il à déterminer la qualité de l’ouvrage ?

Se fier à l’incipit ? Pourquoi pas. Malheureusement, on n’est pas à l’abri d’une fulgurante baisse de régime au fur et à mesure du déroulement de l’histoire.

C’est pourtant ce que 95 % des lecteurs font pour déterminer si un livre va leur plaire et décider de l’acheter.

Malheureusement, il arrive parfois que l’on soit déçu par cette histoire dont la quatrième de couverture était si alléchante, dont le titre était accrocheur ou dont l’incipit donnait envie de se plonger dans la suite de l’histoire.

Vous fier à la critique ? Personnellement, je trouve cette dernière peu fiable en général. De plus, comment se faire une idée claire s’il s’agit d’un premier roman d’un inconnu ?

Comment faire pour savoir qu’un livre est bon finalement ?

Lire la fin ? Surement pas. Ce serait gâcher tout le plaisir du cheminement vers lequel l’auteur souhaite vous emmener.

Comment résoudre ce cruel dilemme ?

Pourquoi ne pas déterminer la qualité d’une histoire en lisant la page 99 ?

Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ? vous demandez-vous.

Eh bien en fait, il s’agit d’une célèbre théorie proposée par un auteur britannique du début du XXe siècle, Ford Madox Ford (non, je n’ai pas commis d’erreur, il s’appelle vraiment comme ça). 😉 Cet amoureux de la Provence (il y a passé les 17 dernières années de sa vie et y a même consacré un ouvrage) prétend que la lecture de la page 99 suffit à déterminer avec un bon intervalle de confiance si vous aurez envie de lire le livre ou pas.

Cela paraît arbitraire à première vue, mais voyons de plus près en quoi consiste ce fameux test de la page 99 avant de porter un jugement sur ce procédé.

Ford Madox Ford (1873 - 1939) pour qui la page 99 révèle la qualité de tout roman.
Ford Madox Ford (1873 – 1939) pour qui la page 99 révèle la qualité de tout roman.

En fait, c’est tout simple.

Selon Ford, la page 99 correspond pour la vaste majorité des romans au tiers ou au quart du récit. L’intrigue est donc lancée, les personnages sont développés et le rythme est révélateur du contenu du récit.

Ainsi, on peut en lire suffisamment pour savoir si c’est intéressant sans toutefois se spoiler. C’est en quelque sorte une page stratégique qui permet d’évaluer facilement la qualité d’une histoire tout en ne dénaturant pas le suspens.

De plus, cela permet de contourner tous les problèmes que j’ai évoqués plus haut sous forme de questionnements.

Un début fulgurant laissant place a l’ennui, un titre abscons, une quatrième de couverture partiale, un auteur inconnu, des critiques dithyrambiques pas forcement justifiées…

Bref, la page 99 mettrait tous les auteurs sur un pied d’égalité et permettrait de se forger une opinion la moins biaisée possible sur n’importe quel ouvrage.

Page 99

Et vous, avez-vous déjà fait le test de la page 99 ?

Sinon, comment procédez-vous pour choisir vos livres ?

Venez en parler dans les commentaires et publiez-y la page 99 de votre roman si vous le souhaitez !

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

Malik.

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