Éditeur traditionnel ou auto-édition ? (partie 3)

kindle auto-édition

Bonjour à tous,

 

Les semaines précédentes, je vous parlais du processus éditorial classique via les maisons d’édition. Depuis quelques années, ce modèle bien établi et séculaire commence à être mis à mal par une concurrence sérieuse en lien avec les nouveaux médias.

Un nouveau mode de publication gratte de plus en plus de terrain au fil des ans. Avec l’arrivée du Kindle d’Amazon, le paysage des acteurs et des moyens de publication s’est transformé du jour au lendemain. Depuis, d’autres plateformes d’auto-édition ont vu le jour et fleurissent un peu partout. Ce marché connaît actuellement une croissance à deux chiffres et concurrence sérieusement le livre papier. Je vous propose de regarder ensemble d’un peu plus près d’où vient ce succès fulgurant et si ce mode de publication qui fait chaque jour de plus en plus adepte représente une vraie alternative au tirage papier.

Contrairement à l’édition traditionnelle, je commencerai cette fois par les avantages que présente l’auto-publication.

Publication express

 

Virtuellement, tout le monde peut s’auto-éditer sur Amazon. Il vous suffit d’avoir un livre écrit et terminé, un ordinateur et une connexion internet. Le processus est relativement simple et rapide. Au bout de 48 heures, votre livre est en ligne prêt à être vendu au prix que vous avez fixé.

Le marché n’est pas régulé, il n’y a pas de prix unique, contrairement à ce qui prévaut pour les ouvrages physiques, ce qui permet de vendre des livres numériques à très bas prix.

Le système numérique fait sauter tous les intermédiaires. L’auteur poste directement son texte en ligne et la force de frappe d’Amazon agit en mettant en avant l’ouvrage dans sa bibliothèque de livres électroniques, à disposition des centaines de millions de personnes répertoriées dans sa base de données. Il n’y a aucun frais et le format permet d’écouler autant d’exemplaires que nécessaire, sans risque de rupture de stock, sans risque d’invendus, etc.

Une marge plus que confortable

 

Amazon prend une marge qui oscille entre 30 et 70 % en fonction du prix de vente que vous fixez. Il vous reste donc un bénéfice net de 30 a 70 % ce qui est bien supérieur à ce que vous pouvez espérer dans le meilleur des cas dans le cadre d’un contrat standard chez un éditeur.

L’énorme avantage de cette situation est que vous pouvez proposer vos ouvrages à bas prix et obtenir des revenus comparables ou supérieurs à l’édition papier.

Si l’on s’amuse à se lancer dans une petite simulation comparative, il est très facile de se convaincre de ce que je viens d’énoncer ci-dessus.

Imaginons que vous publiez un livre chez un éditeur connu en tant que primo-romancier. Vos premières royalties seront probablement rémunérées à hauteur de 8 % du prix de vente.

Petit calcul : 8 % d’un livre à 20 euros = 1,60 euro

Maintenant, imaginons que vous décidiez de vous auto-publier sur Amazon. Deux hypothèses sont alors à prendre en compte :

Hypothèse basse : 30 % d’un livre a 5 euros = 1,50 euro

Hypothèse haute : 70 % d’un livre a 5 euros = 3,5 euros.

Pour retrouver la marge de l’édition classique dans ce cas, vous pouvez vous payer le luxe de descendre le prix de vente de votre livre à 2,30 euros !!! Soit presque dix fois moins cher pour le lecteur que si vous l’aviez publié au format papier.

Adieux supports physiques...
Adieux supports physiques…

Des tarifs attractifs, même en temps de crise !

 

C’est par ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ce modèle ne cesse de prendre des parts de marché et connaît une croissance annuelle à deux chiffres.

En temps de crise, les gens qui lisent encore préféreront miser sur des livres peu chers et faciles d’accès en deux clics.

Ce dernier point est intéressant. Les livres numériques deviennent également un nouveau mode de consommation. Des livres peu chers, faciles d’accès. On réfléchit moins avant d’en faire l’acquisition et l’on peut se permettre de lire quelques livres bas de gamme au passage. On sera moins désabusé que lorsqu’on investit 20 euros et qu’on est déçu par le contenu. Et pour le même prix, on peut posséder dix fois plus d’ouvrages, tous disponibles au même endroit. Un gain d’espace non négligeable pour certains.

De plus, vous pouvez mettre à jour votre livre et cette dernière se fera automatiquement chez ceux qui ont acheté votre œuvre. Vous pouvez rendre la lecture plus vivante et interactive.

Voilà pourquoi ce modèle a toutes les chances de perdurer.

... Bonjour le numérique !
… Bonjour le numérique !

Le rouleau compresseur Amazon

 

Aux États-Unis, ce concept a été lancé il y a plus de dix ans. Le Kindle est arrivé en France en 2011 seulement, si je ne me trompe pas. Outre-Atlantique, le modèle s’est révélé tellement efficace qu’il a sérieusement entamé la viabilité du système d’édition classique. En comparaison, l’impact est encore modéré chez nous. Probablement car la France a une longue histoire avec la littérature et les lettres en général et que le numérique est encore vu comme une transgression inacceptable pour beaucoup de gens. Mais comme les États-Unis ont toujours un temps d’avance sur nous, à mon sens, ce n’est qu’une question d’années avant que ce modèle devienne prédominant dans le paysage littéraire. La nouvelle génération biberonnée aux smartphones et aux tablettes se chargera de faire exploser la tendance, je n’ai aucun doute là-dessus.

 

De bonnes chances de se démarquer de la concurrence

 

La concurrence n’est pas forcement rude. Certes, les ouvrages pullulent sur Amazon et il est difficile de s’y retrouver parfois. Malgré cela, je pense qu’il est relativement facile de se distinguer d’une bonne partie des ouvrages juste en ayant un formatage travaillé, un ouvrage exempt de toute faute et une histoire intéressante. Nombre de textes font preuve d’amateurisme et c’est ce qui sert d’argument aux éditeurs et aux détracteurs du modèle pour justement le dénigrer. Il n’empêche que nombre d’auto-publiés ont été contactés par des éditeurs après leur succès fulgurant sur la toile. E.L. James, l’auteure de 50 nuances de Gray, pour ne citer qu’elle, pourra vous le confirmer. Certains éditeurs relancent aussi ces auto-édités au succès fulgurant après les avoir pourtant refusés au premier abord, lorsqu’ils ont reçu ledit manuscrit par lettre postale quelques mois auparavant. Intéressant, vous ne trouvez pas ?

 

Voilà, j’espère que cet article vous a plu ! Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le prochain volet de ce dossier où, vous l’aurez compris, je parlerai des inconvénients de l’auto-édition !

N’hésitez pas à partager cet article sur les réseaux sociaux et à me faire part de vos commentaires !

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

Malik.

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