Les points clés pour écrire un bon roman

Tout écrivain en devenir rêve de trouver la formule gagnante pour écrire un livre qui plaira aux lecteurs et qui se retrouvera dans toutes les mains. Et pourquoi pas aussi créer une œuvre intemporelle qui parlera aussi bien à la génération d’aujourd’hui qu’aux générations suivantes. Cette recette existe-t-elle ?

Je ne pense pas qu’on puisse écrire un best-seller sur commande. Par ailleurs, si une telle recette existait, les éditeurs ne connaîtraient jamais de flops, car il leur serait facile de savoir à l’avance ce qui se vendra ou non.

Cependant, il existe une série de points importants à exploiter lors de la création d’un roman. Ceux-ci vous donneront la possibilité de travailler et d’améliorer votre récit de façon à le rendre le meilleur possible. Le reste sera entre les mains des éditeurs et des lecteurs…

Voici donc une série de points à creuser pour écrire un bon roman :

1. Aère ton esprit pour sublimer ton imagination

Se forcer à rester seul face à sa feuille blanche pour absolument écrire quelque chose est contre-productif. Au lieu de ça, je te conseille de sortir, d’aérer ton esprit et de le laisser vagabonder. Les idées surgissent souvent dans ces moments-là (ou bien sous la douche, ça arrive aussi). Garde à portée de mains un carnet ou tout autre outil te permettant de noter tes idées pour ne rien oublier. Tout est bon à prendre. Tes idées ne te serviront peut-être pas immédiatement, mais il se peut qu’elles finissent par servir un jour. Et ce jour-là, tu seras bien heureux d’avoir constitué tout un stock d’idées glanées ci et là au fil du temps.

2. Lire pour bien écrire

Avoir une super idée d’histoire pour en faire un roman est une chose, la mettre en pratique et créer tout un récit d’au moins 50 000 mots qui tienne la route en est une autre. Lire beaucoup, lire souvent, lire dans son style de prédilection, lire de bons et de mauvais ouvrages sont des habitudes extrêmement utiles lorsqu’on veut soi-même écrire quelque chose de bon.

En lisant, on s’habitue inconsciemment aux structures de la narration. On acquiert plus de vocabulaire, on repère les clichés, on mémorise mieux l’orthographe et les tournures. Lorsqu’on lit des romans du genre auquel on aspire, on s’imprègne des codes du genre, on voit les idées déjà exploitées et la manière dont elles le sont. Lire de bons ouvrages est inspirant. Lire de mauvais ouvrages nous montre ce qu’il ne faut pas faire. Les décrypter permet de voir ce qui fonctionne et ne fonctionne pas dans une histoire. Voilà quelques-unes de raisons pour lesquels lire est indispensable lorsqu’on veut soi-même écrire.

3. Ecrire beaucoup et régulièrement

Logique, me diras-tu ! Certes, pour écrire un livre, il faut écrire. Mais comme dans toute discipline, la pratique permet de constamment s’améliorer. Inutile de viser le bestseller trois mois après avoir commencé l’écriture. Cependant, avec l’entraînement, la pratique régulière et un apprentissage régulier, écrire devient une habitude, un réflexe. Comme pour la course à pieds, les débuts sont difficiles et se motiver à courir est souvent pénible. Mais au bout de quelques séances, on court plus vite, plus loin, plus longtemps. A la fin, ne pas courir devient difficile et pénible. L’habitude est ancrée et le corps réclame sa séance. Pour l’écriture il en va de même. S’atteler à la tâche tous les jours est ce qui te feras progresser. Tu peux commencer par coucher de simples pensées. Tu peux écrire des poèmes. Tu peux écrire de courtes nouvelles. Bientôt, tu te sentiras suffisamment à l’aise pour t’atteler à un projet de plus grande envergure. A ce moment-là, tu auras déjà un peu fait tes armes, tu taperas plus vite au clavier, tu feras moins de fautes d’orthographe, tu seras plus facilement inspiré aussi.

L’écriture est comme un muscle. Il se développe lorsqu’on le travaille et il s’atrophie lorsqu’on le laisse au repos trop longtemps. A toi de te faire des séances d’écritures musclées !

4. Cultive ta créativité

J’entends souvent les gens dire que l’écriture est une histoire de talent. C’est une compétence innée.  On l’a ou on ne l’a pas. Ce genre de phrases péremptoires ne servent qu’à justifier l’abandon de certains, la peur de l’échec et le manque de motivation et d’ambition de certaines personnes. Elles ont échoué (ou parfois elles n’ont même pas essayé) et s’avouent vaincues. Pour sauver leur égo, elles auront recours à ce genre de phrases. Il ne faut surtout pas se laisser entraîner sur ce terrain-là. Ces mêmes personnes ne voudront certainement pas vous voir réussir là où elles ont échoué. Par ailleurs, ceci est vrai dans plein de domaines. Des affirmations qui ne reposent sur rien et qui dédouanent celui qui les profère.

L’écriture peut reposer sur un certain talent, mais elle repose surtout sur le travail. Comme je le disais juste avant, c’est comme un muscle. Une part importante de l’écriture repose également sur l’imagination. Et là aussi, c’est une histoire de muscle. L’imagination, la créativité et l’inspiration ont besoin d’être régulièrement exercées pour pouvoir s’épanouir. Tout comme un muscle, vous pouvez les faire travailler régulièrement. Multipliez les activités créatives, comme la peinture, la sculpture ou autres. Observez ce qui vous entoure et imaginez ce qui pourrait se passer si…  Travaillez votre mémoire également. Cultivez-vous. L’imagination se sert toujours d’une base. Plus vous aurez de culture, plus vous pourrez créer des trames complexes en liant des connaissances improbables entre-elles par exemple.

En travaillant de manière régulière, vous verrez ensuite que chaque fois que vous entamerez une séance d’écriture, l’inspiration sera, comme par hasard, au rendez-vous.

Pas de place aux excuses. Si vous voulez devenir écrivain, écrivez !

5. Se créer des habitudes d’écriture

Ceci rejoint les points précédents. Pour être à la fois inspiré et efficace, il est important de se créer des conditions d’écriture favorables. Choisissez un endroit qui vous plaît et qui vous servira pour vos séances. Il s’agit de vous conditionner pour que lorsque vous entrez dans ce lieu, votre esprit sache que le moment est venu d’être créatif et de rester concentré pendant une heure, voire plus, voire moins, afin d’écrire. C’est un peu le même principe qu’un fumeur. Il s’est créé des associations dans son esprit. Un café = une cigarette ; La fin du repas = une cigarette ; etc… Lorsqu’il veut s’arrêter de fumer cela devient particulièrement difficile dans ces moments quotidiens où justement la cigarette est fortement associée. Il lui faudra alors beaucoup d’effort et de volonté pour déprogrammer ces années de conditionnement qu’il s’est lui-même créés. L’idée ici est la même. Associer plusieurs choses à l’écriture afin de déclencher ces séances de manière presque automatique.

Choisissez un lieu propice. Faîtes-y un peu de rangement. Agencez les choses de telle façon à n’avoir rien à portée de mains pour vous distraire. Coupez vos alertes mails, votre téléphone. Coupez-vous momentanément du monde afin d’entrer dans votre bulle d’écriture. Allez-y également de préférence aux mêmes horaires et donner un temps minimum ou un nombre de mots minimum à faire avant de clôturer votre séance.

En vous conditionnant de cette manière, vous augmenterez grandement votre productivité et votre efficience.

6. Gardez une vue d’ensemble

Lorsque vous souhaitez écrire un roman, deux choix s’offrent à vous :

Y aller librement, à l’inspiration et voir où cela vous mène.

Planifier votre histoire en amont, avant d’écrire quoique ce soit.

Personnellement, je suis un adepte de la seconde solution. J’aime connaître la totalité de la trame, du moins dans les grandes lignes avant de commencer à écrire une histoire qui fera 50 000 à 150 000 mots. Cela offre plusieurs avantages non négligeables.

Tout d’abord, cela vous assure que votre histoire tient la route et qu’elle aboutit bien à une fin cohérente avec l’ensemble. Et vous êtes assuré de pouvoir l’écrire jusqu’au bout. En y allant au gré de l’inspiration, il se peut que vous retrouviez complètement coincé et embourbé dans votre histoire au bout de 60 ou 80 pages. Le travail nécessaire alors pour redresser l’histoire devient pharaonique et parfois il est impossible. Vous vous retrouvez alors avec 80 pages à jeter à la poubelle. En planifiant, cela n’arrivera jamais.

Vous pouvez tranquillement travailler vos personnages en amont et apprendre à les connaître. Leurs actions n’en seront alors que plus cohérentes avec leur psychologie et contribuera à la cohérence globale de votre histoire.

En planifiant, vous pourrez également écrire le premier jet dans le désordre si cela vous chante. Le tout étant cohérent, vous pourrez écrire n’importe quelle partie et la rattacher à l’ensemble au final sans que cela ne nuise à l’histoire ou à sa cohérence.

Vous avez également une vue d’ensemble de votre œuvre et cela vous aidera grandement à garder le cap et à arriver au bout de votre manuscrit en un temps record.

Vous remarquerez que j’ai beaucoup parlé de cohérence dans cette partie. Elle est primordiale. C’est ce que le lecteur retiendra en premier. Une histoire se doit d’être cohérente. Sans cela, vous pourrez employer toutes les figures de style que vous souhaitez, avoir les meilleures descriptions du monde, les dialogues les mieux ficelés du XXIème siècle, tout cela ne servira à rien. Le lecteur sera déçu en fin de compte si vous laissez des incohérences dans votre œuvre.

Forts de ces conseils, foncez !

Il y a encore de nombreux autres points auxquels il faut rester attentif. Ce sera peut-être pour un prochain billet !

Y-a-t-il d’autres points que vous trouvez essentiels pour créer un roman de qualité ? N’hésitez pas à les formuler dans les commentaires.

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits.

Malik Kahli.

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2 Comments

  • Yannick

    1 juillet 2020

    Article tres interesant

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    • Malik Kahli

      1 juillet 2020

      Merci Yannick!

      Reply

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