Mon défi 6 mois pour écrire un livre – semaine 20

La procrastination, meilleure alliée de la page blanche. Crédit photo: Lynn Friedman.
La procrastination, meilleure alliée de la page blanche.
Crédit photo: Lynn Friedman.

Bonjour à tous,

 

J’écris ce billet aujourd’hui pour vous faire part de l’avancée de mon petit challenge qui consiste à écrire un livre en six mois. La deadline se rapproche et j’ai pris beaucoup de retard.

Eh oui, le temps passe vite, en particulier dans la ville qui ne dort jamais !

La dernière fois, je vous ai montré mes petites fiches qui vont me servir de GPS dans la mise en œuvre du premier jet. J’ai donc démarré ce dernier, en commençant par le premier chapitre. Cela semble logique à première vue, mais j’aurais tout aussi bien pu commencer par la fin. La beauté de ce système, c’est qu’on peut écrire les chapitres dans l’ordre qu’on veut ! De plus, j’ai prévu un prologue à mon histoire, mais je l’écrirai plus tard. Je ne commence donc pas vraiment par le début du roman à proprement parler.

Je me suis lancé dans l’écriture, j’ai bien avancé au départ, mais je me suis tout à coup retrouvé bloqué. Non pas par l’histoire, avec laquelle je deviens de plus en plus familier, mais plus par moi-même.

Je me suis arrêté d’écrire une journée, un peu parce que j’étais très occupé, mais surtout aussi par un accès soudain de procrastination. Et devinez quoi ? J’ai répété la même erreur le jour d’après et le jour suivant.

Du coup, retourner à l’écriture devient plus difficile. Je sais que je vais devoir me relire d’abord pour me remettre dans l’ambiance de la scène que j’avais coupée exprès en plein milieu pour pouvoir redémarrer plus facilement le lendemain. Le risque en raisonnant comme ça, c’est de ne plus se remettre à l’ouvrage pendant des semaines, voire des mois. Cela m’est déjà arrivé auparavant, et il m’a parfois véritablement fallu des mois avant de me replonger dans mon histoire.

Heureusement, cette fois-ci, je dispose de cette tribune. Le fait d’écrire sur mon avancée et sur mes blocages me pousse à me remettre plus rapidement en question et à identifier le problème en mettant des mots dessus.

De cette manière, je sais exactement quoi faire. La solution est toute simple : combattre mes petits démons intérieurs et faire taire cette voix qui m’incite à regarder une série une bière à la main ou avec un pot de 500 grammes de glace et une grosse cuillère. Combattre mon ennemi intérieur qui essaie de me convaincre qu’il est plus urgent de laver la vaisselle ou de consulter mon profil Facebook. Je sais pertinemment que mon pire ennemi c’est moi-même.

Il suffit de se reprendre et de se lancer le défi de se remettre à l’ouvrage, ne serait-ce que cinq minutes. En réalité, c’est le temps approximatif que met le cerveau à se plonger dans une tâche. Une fois les cinq minutes passées, généralement, on s’est focalisé à nouveau et l’on est concentré. On ne souhaite donc pas s’arrêter et l’on désire avancer tant que possible.

Je vais donc à partir d’aujourd’hui me mettre au moins cinq minutes devant mon texte tous les jours, sans exception. J’ai fait un petit calcul. Si je souhaite tenir ma deadline, je ne peux pas me permettre de faire l’impasse sur une seule journée. J’en ai déjà perdu plusieurs. On va dire que j’ai grillé tous mes jokers et que j’en ai même utilisé certains à crédit. Je vais devoir rembourser tôt ou tard avec les intérêts…

Enfin voilà quoi, fini les prétextes, la procrastination abusive et les glaces devant les séries…

Je ne peux plus me permettre de jouer aux angoissés de la page blanche. Je vais donc de ce pas me remettre pendant cinq minutes devant l’histoire qui va s’écrire sous mes yeux.

Et vous, avez-vous déjà fait preuve de procrastination à outrance comme moi ? Quels remèdes employez-vous pour vous en affranchir et accomplir vos tâches ? Venez m’en parler dans les commentaires !

En vous souhaitant réussite et succès dans vos écrits,

Malik.

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