Que faire face aux refus des éditeurs ?

champagne célébration

Enfin, vous avez terminé votre roman ! Après un travail de longue haleine, vous avez fini par apposer le mot « fin » au bas de la dernière page ! Bravo !

Vous avez ensuite consciencieusement relu et corrigé votre manuscrit, ce qui vous a demandé un temps et un investissement supplémentaires conséquents.

Après tous ces efforts, votre roman en devenir est enfin prêt à être relâché dans la nature et à voler de ses propres ailes.

Néanmoins, il reste encore une étape majeure à franchir : la barrière des éditeurs.

 

Le parcours du combattant

 

Vous avez choisi d’envoyer votre roman à plusieurs maisons d’édition pour maximiser les chances d’être publié. Vous avez eu raison, c’est la meilleure stratégie à adopter. Cependant, elle ne garantit pas non plus le succès.

Tout écrivain, avant d’être publié, était un écrivain en devenir qui a tenté sa chance dans diverses maisons d’édition. L’immense majorité d’entre eux ont connu les lettres de refus avant de voir leur création acceptée quelque part.

J’ai moi-même eu récemment ce plaisir. Quand je dis cela, ce n’est même pas ironique.

Face à ce courrier, qui souvent s’avère n’être qu’une lettre type, il est facile de se décourager, de se sentir directement visé et attaqué, d’être déçu, ou encore en colère, face à cet éditeur qui n’a pas su voir le génie qui émane de votre œuvre.

Je pense que ce n’est absolument pas l’attitude à adopter. Il faut voir les choses autrement et de manière plus pragmatique.

Lettre de refus

Réjouissez-vous de ce premier refus

 

Recevoir une lettre de refus signifie déjà que vous êtes allé au bout de votre idée.

Vous avez pris le temps nécessaire à l’élaboration d’une histoire, vous l’avez couchée sur papier et lui avez donné vie.

Vous avez retravaillé sans relâche votre œuvre pour polir le diamant brut que vous aviez entre les mains après votre premier jet et en faire une œuvre de joaillerie.

Vous avez pris le temps de l’imprimer et de transmettre ce support physique à des maisons d’édition que vous aviez soigneusement ciblées.

Vous avez fait tout ce qu’il fallait et vous vous êtes donné le maximum de chances de réussir. Pour cela, je vous félicite. Bravo ! Vous avez fait plus que 95 % des gens qui songent à écrire un roman ou qui l’écrivent, mais ne vont jamais jusqu’à l’étape d’envoi aux éditeurs.

Alors oui, l’attente est cruelle, tout comme le refus. Mais cela fait partie de la vie de l’écrivain.

manuscrit déchiqueté
Voici comment finira votre manuscrit si vous ne renvoyez pas d’enveloppe timbrée à votre adresse pour le sauver d’une mort certaine!

Célébrez votre premier échec

 

Un conseil : célébrez cette non-victoire. Cette lettre, physique et tangible, prouve que vous vous rapprochez de votre but.

Rangez-la, affichez-la ou bien conservez-la précieusement. Un jour, vous vous retournez et penserez au chemin accompli entre ce premier refus et votre situation du moment.

Retournez ce refus pour en faire une force. Cherchez d’ores et déjà ce qui aurait pu déplaire à l’éditeur. Votre roman est-il trop long ? Votre style est-il à revoir ? Que pourriez-vous arranger pour maximiser vos prochaines tentatives ?

Recommencez un roman. Parfois, il arrive que la première œuvre ne soit pas la meilleure. Écrivez encore, écrivez quelque chose de meilleur. Peut-être est-ce cette nouvelle histoire qui est destinée à devenir un best-seller.

Bernard Weber a réécrit des dizaines de fois son roman « les fourmis » et a reçu des dizaines de refus d’éditeurs, dont trois de sa maison d’édition actuelle. Un bel exemple à méditer, vous ne trouvez pas ?

Allez, on célèbre ça comme il faut!
Allez, on célèbre ça comme il faut!

Mon premier refus

 

Je vous ai joint sur le post une copie de ma première lettre de refus. Je l’ai fêtée comme il se doit, avec du champagne ! J’en ai parlé à mes proches et mes amis. Ils ne comprenaient pas pourquoi je me réjouissais tant d’une si mauvaise nouvelle. Mais ce ne sont pas des écrivains en devenir, je ne peux pas les blâmer pour cela !

Voici une authentique lettre de refus que j'ai reçue il y a quelques temps par la poste pour mon premier roman. Simple, mais efficace... Mais comme j'aime le dire, l'échec précède la réussite!
Voici une authentique lettre de refus que j’ai reçue il y a quelques temps par la poste pour mon premier roman. Simple, mais efficace… Mais comme j’aime le dire, l’échec précède la réussite!

Dans un prochain billet, je vous parlerai des choses à mettre en œuvre pour maximiser les chances de progresser et de comprendre ce qui ne va pas dans votre manuscrit et qui explique peut-être son refus.

 

Et vous, comment avez-vous réagi face à votre premier refus ?

N’hésitez pas à en parler dans les commentaires !

En vous souhaitant succès et réussite dans vos écrits,

Malik.

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2 Comments

  • Laure

    12 mai 2016

    J’en ai quelques-unes de Grasset moi aussi… exactement la même lettre type, mot pour mot ! Et de bien d’autres maisons. Ma technique, c’est de dire à chaque nouvelle lettre de refus : next, next, next ! Car je sais que je trouverai encore un éditeur si je poursuis mon rêve. Et puis, il reste toujours l’auto-édition. Tout cela pour dire que je confirme : oui, c’est dur, oui, il ne faut rien lâcher. Un grand rêve n’est pas là pour être abandonné mais pour nous faire progresser. Salutations à toi, et tout mes souhaits de réussite.

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    • Malik Kahli

      13 mai 2016

      Bonjour Laure,

      L’essentiel est de toujours poursuivre son rêve, je suis entièrement d’accord. De plus, il y a toujours des choses à apprendre sur le chemin. De nos jours les éditeurs n’ont plus le monopole, cela les poussera peut-être à se remettre en question tôt ou tard sur leurs criteres obscurs de selection.
      Je te souhaite également succes et réussite dans tes écrits,
      Bonne chance pour la suite,

      Malik.

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